Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

Actualités   

14
Déc.
 

Les routiers en colère, les négociations suivent leur cours...

Le 14/12/2009 à 00h18

Les 600000 salariés du transport routier, dont 350000 conducteurs, en ont assez de leurs conditions de travail, qui les cantonnent en majorité au statut de travailleurs pauvres. Avec moins du Smic, ou à peine plus, des semaines de 50 à 60 heures, les routiers entameront une grève générale illimitée, le 13 décembre à 21h30. L’approvisionnement des plates-formes de distribution sera stoppé, ce qui affectera rapidement les commerces à quelques jours de Noël. "On peut encore négocier jusqu’au 10 décembre, avertit le président de la Fédération générale des Transports-CFTC, Thierry Douine. Après il sera trop tard car une grève de cet ordre demande une préparation logistique importante".


Les revendications unitaires de l'intersyndicale, du jamais vu depuis 1996-1997 dans ce secteur, portent sur un salaire horaire de 10 euros brut pour les coefficients les plus élevés, 4% d'augmentation pour les cadres et 4% de plus pour les frais de déplacement.


"On ne bougera pas là-dessus. Les organisations patronales ne donnent rien alors que nos demandes ne sont pas fantaisistes. Nous sommes prêts à aller vers un conflit très dur si nécessaire", prévient le président de la FGT-CFTC.


L'intersyndicale demande aussi un 13e mois, un accord de branche pour la protection sociale et sur la messagerie express, mais ces éléments pourront être négociés en 2010. Il faudra aussi revoir la convention collective datant de 1950 (!).



Le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, a reçu les syndicats, le 7 décembre, pour trouver une issue négociée au conflit. D'intenses séances de négociation ont lieu à partir de ce mercredi.



12
Déc.

Violences faites aux femmes

Le 12/12/2009 à 19h50

Bien triste semaine pour les femmes et la justice sociale …

Cette semaine, beaucoup de nos politiques ont préféré se révolter contre une main frappant un ballon plutôt que contre celles qui percutent le visage des femmes.

Belle semaine d’hommage aux femmes en vérité…elles auront en effet également été victimes d’autres attaques beaucoup plus insidieuses, portées cette fois-ci au sein même des Palais de la République.

La CFTC qui déplore la faiblesse des dispositifs mis en place pour protéger les femmes battues est révoltée par le peu d’opposition de certains de nos parlementaires aux recommandations des institutions européennes, décidément bien mal inspirées, sur la question de la retraite des femmes.

Ainsi, en catimini, malgré le courage d'autres parlementaires, le Gouvernement vient aujourd’hui officiellement de piétiner allégrement 40 ans de protection sociale envers les mères de famille.

En effet, sous couvert «d’équité sociale», le gouvernement vient d’aggraver encore plus la grande précarité touchant déjà de nombreuses salariées.

Premières victimes de la pauvreté, des emplois précaires, du chômage et du temps partiel, les femmes, qui ont déjà des montants de retraites inférieurs en moyenne de 40% à ceux des hommes, se voient infliger une peine supplémentaire. Elles partageront désormais les trimestres de majoration acquis au titre de l’éducation de leurs enfants avec les pères. Comment peut-on essayer de nous faire croire à l’équité de ce nouveau dispositif qui aura pour conséquence une baisse moyenne de 11% du montant de la retraite des mères de famille ?!

Quant au reste de ce PLFSS 2010 jugé particulièrement navrant par la CFTC, la justice sociale y est plus que bafouée: faiblesse de la réforme du système des retraites-chapeaux, déremboursement supplémentaire de médicaments, hausse unilatérale du forfait hospitalier…

Alors que parallèlement sur le PLF, et pour les mêmes raisons, les indemnités versées en cas d’accident du travail sont fiscalisées, la CFTC demande au gouvernement de se pencher plus sérieusement sur le problème de la Sécurité Sociale en organisant le plus rapidement possible un grand débat national sur le sujet.

Nous ne pouvons attendre l’automne 2010 et le prochain PLFSS. Une concertation avec les partenaires sociaux s’impose plutôt que d’essayer, année après année, de mettre bout à bout des «mesurettes» injustes qui ne sauveront pas pour autant le modèle social français, qui décidément mérite de moins en moins d’être vanté par les pouvoirs publics.

Jacques Voisin, Président de la CFTC

12
Déc.

Egalité salariale hommes-femmes

Le 12/12/2009 à 19h49

Assez de vœux pieux !

Depuis 1944, six lois se sont succédées en France sur la question de l’égalité professionnelle et salariale. En 2004, encouragé par le Gouvernement et soutenu par les partenaires sociaux, un label Égalité a même vu le jour. Il était censé favoriser les actions en faveur de l’égalité professionnelle mais n'est devenu qu'une belle idée sur le papier.

Un demi siècle plus tard, force est de constater que tout cet arsenal juridique pourtant conséquent n’a pas suffi à résorber les inégalités professionnelles et les écarts de rémunérations.

Aujourd’hui, comme il y a 50 ans, les femmes doivent se battre pour s’imposer dans la sphère professionnelle car non seulement le plafond de verre est bien présent, mais, dans bien des cas, il semble se transformer en acier.

Quelques chiffres suffisent à révéler tout l’enjeu de la situation: 31% des femmes sont en situation de précarité (contre 6% pour les hommes) et quand elles travaillent, leur rémunération est inférieure de 27% par rapport à celle des hommes, à travail égal, bien sûr!

Pour la CFTC, il semble affligeant de devoir parler de «bonus/malus» aux entreprises -donc de sanctions -pour faire appliquer une loi de la République sur l’égalité professionnelle!

La CFTC tient à alerter les pouvoirs publics sur le risque de déresponsabiliser certaines entreprises si le malus n’est pas suffisamment pénalisant financièrement. Les citoyens se voient-ils récompensés lorsqu’ils respectent la loi?

Il est encore plus consternant de constater que la loi du 23 mars 2006 sur les inégalités de rémunération entre hommes et femmes qui prévoyait déjà cette possibilité, est restée lettre morte. Il est plus que temps que l’Etat impose au lieu de simplement préconiser l’égalité salariale dans les entreprises.

La CFTC a dénoncé à de multiples reprises la juxtaposition incohérente de textes, de négociations et de dispositifs qui nuisent à la lisibilité des actions et rendent difficile l’évaluation des engagements et des efforts fournis par les entreprises pour parvenir à cette égalité. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, si les règles en vigueur étaient claires, elles seraient bien évidemment plus facilement applicables par tous. La CFTC souhaiterait aller plus loin en imposant un affichage supplémentaire dans l’enceinte de l’entreprise concernant les règles applicables en matière d’égalité professionnelle.

S’agissant de la simplification des règles, la CFTC est tout à fait favorable à la fusion de la négociation sur la résorption des écarts de salaires avec celle sur l’égalité professionnelle. Elle suggère qu’il en soit de même pour les négociations Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences (GPEC) et l’égalité professionnelle.

Déjà, lors de la conférence «égalité salariale» initiée en novembre 2007 par le Ministre du Travail de l’époque, Xavier Bertrand, la CFTC lui avait remis 38 propositions spécifiques pour combattre cette injustice faite aux femmes dans l’entreprise, propositions qui concernaient principalement:
- la mise en place d’un plan de formation spécifique pour favoriser l’évolution professionnelle des femmes: la CFTC est convaincue que la formation professionnelle est une pièce maîtresse du dispositif qui doit permettre aux femmes de progresser au sein de l’entreprise;
- la diminution à tout prix du temps partiel subi, véritable poison social pour les femmes;
- la conciliation des temps de vie, avec notamment le repos dominical, un principe particulièrement cher à la CFTC.
- l’orientation professionnelle: ouvrir tous les métiers aux femmes.

La CFTC avait particulièrement mis en avant les difficultés des femmes en situation monoparentale, chaque jour un peu plus nombreuses à basculer dans la pauvreté comme le soulignait encore récemment le Secours Catholique.

La France se gargarise régulièrement d’être championne européenne en matière de natalité, mais elle a encore beaucoup de progrès à faire pour le devenir également en matière d’égalité professionnelle. En partant du 116ème rang mondial, les femmes françaises ne sont pas prêtes de rattraper leur retard. Certains ont crié à l’injustice et à la discrimination pour la majoration de trimestres pour la retraite des femmes, cette même révolte doit s'étendre à la question du salaire des femmes. Il est donc plus que temps de siffler la fin de la récréation et de mettre fin à toutes ces discriminations dont sont victimes les femmes, au vu et au su de tous dans l’indifférence générale.

Arrêtons les belles paroles, du concret maintenant!

Jacques Voisin, Président de la CFTC

Evénements   

Décembre 2017
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Votre Syndicat


Adresse :
19 rue de La Haye
BP 90073
67013 STRASBOURG CEDEX

Téléphone : 03 88 99 38 28
Télécopie : 03 88 99 09 01