Syndicat CFTC - Union Régionale d'Alsace

Actualités   

16
Déc.
 

Salaires

Le 16/12/2009 à 16h53

Diète pour tous en 2010 !

Une nouvelle enquête menée par le cabinet de conseil en management Towers Perrin confirme les tendances annoncées par ses confrères Hewit et Mercer le mois dernier.


2010 sera synonyme de diète pour tous les salariés..Les budgets d’augmentation de la rémunération collective des entreprises seront “en ligne avec ceux de 2008 ” prévoit Towers Perrin. C’est ce que les entreprises “ au démarrage des NAO ” ont récemment déclaré dans le cadre de son enquête. Le taux d’augmentation global se situerait entre 2,4 et 2,5%.


Mercer, légèrement plus optimiste, tablait sur des augmentations salariales de + 2,8% ; Hewitt de + 2,6%. Les entreprises se montrent prudentes et ne semblent pas croire à une sortie de crise proche. Du moins c’est ce qu’elles laissent entendre. Selon Towers Perrin : “Le principe des trois tiers pour le partage des richesses n’est pas encore considéré comme une idée à creuser dans 91% des entreprises sollicitées” et “le renforcement de l’équité interne n’emporte pas non plus la faveur des entreprises dans 73 % des cas, ni même la réduction des écarts entre les hauts et les bas salaires pour 60% d’entre elles”.


Une chose est sûre donc le “geste” en direction des salariés pour améliorer leur pouvoir d’achat ne viendra pas des entreprises. Les salariés pouvaient toutefois l’attendre du gouvernement dans le cadre de la revalorisation du Smic. Mais celui-ci s’est contenté de nouveau de suivre l’avis du comité d’experts.


Le salaire minimum sera donc revalorisé du strict minimum légal, à savoir de +0,5 %. La CFTC a tenté, lors de la réunion de la Commission nationale de la négociation collective, le 15 décembre, de faire prendre conscience au gouvernement qu’un coup de pouce serait un geste politique fort et permettrait à plus de 3 millions de salariés de bénéficier d’une amélioration durable de leur cadre de vie. En vain.


Les NAO dans les branches et les entreprises sur les salaires s’annoncent donc longues et compliquées. En témoigne les négociations qui viennent de se conclure dans l’hôtellerie, les cafés et les restaurants, ainsi que
chez les routiers, où les négociateurs CFTC ont finalement obtenu aux forceps des avancées.



16
Déc.
 

En négociation

Le 16/12/2009 à 16h51

La CFTC propose la mobilité choisie - Le Medef la rupture de contrat

L’acte II de la négociation sur la gestion sociale des conséquences de la crise sur l’emploi se poursuit. Les discussions ont repris le 14 décembre sur la base d’un premier texte patronal sur les mobilités professionnelles.


Dans ce document, le Medef jette les bases d’une (nouvelle) “ mobilité professionnelle individuelle sécurisée ”. Le salarié pourrait en prendre l’initiative – en accord bien sûr avec son employeur –, dès lors qu’il cumule au moins deux années d’ancienneté dans l’entreprise, et que le projet professionnel qu’il a mûri soit suffisamment “ abouti ”. La CFTC ne peut que se réjouir, sur le principe, qu’enfin le salarié puisse se projeter demain dans un parcours de mobilité choisie. Ce principe étant inscrit dans son Statut du travailleur.


Ce nouveau type de mobilité professionnelle serait expérimenté pendant deux ans et pourrait concerner les salariés des entreprises de moins de 1 000 salariés – qui n’ont aujourd’hui pas accès au congé de mobilité existant. La CFTC est, toutefois, plus que sceptique sur certaines dispositions de l’accord de mobilité professionnelle conclu entre le salarié et son entreprise.


Le Medef propose de rompre le contrat de travail dès le premier jour du départ en mobilité du salarié. S’affranchissant ainsi de la prise de risques liée à la mobilité qu’il reporte sur le salarié. L’employeur n’aurait, dans ce cas, pas d’obligation de réintégration du salarié à son retour de mobilité ou en cas d’échec de la mobilité. Le Medef se targue pourtant d’offrir une certaine sécurité au salarié, mais celle-ci n’est subordonnée qu’à quelques cas restrictifs. Autant dire qu’elle est plus que limitée pour le salarié.


“Dans une mobilité sécurisée, il n’y a pas de rupture du contrat de travail, mais sa suspension, comme dans le congé maternité”, souligne Gabrielle Simon. Le salarié doit continuer à bénéficier de ses droits liés au contrat de travail et à l’ancienneté acquise (congés payés, prévoyance…).


Le Medef cherche, une fois de plus, à faire gagner en flexibilité les entreprises, quitte à ce que les salariés soient lésés. Espérons qu’avant la prochaine séance qui a lieu le 12 février prochain, le groupe de travail ad hoc sur les pôles de mobilité apporte à ce dispositif original les aménagements nécessaires en vue de le généraliser.


La CFTC, qui est à l’origine de la mise en place de ce nouveau groupe de travail, a toujours vanté les mérites du pôle de mobilité de Grenoble et a même accompagné l’évolution du projet.



15
Déc.

Identité nationale

Le 15/12/2009 à 20h21

La CFTC ne participera pas au débat !

La question de l'identité nationale dépasse largement le champ économique et social dans lequel nous agissons habituellement. Les statuts confédéraux de la CFTC stipulent en l’article 1er alinéa 5, que les organisations syndicales doivent distinguer leurs responsabilités de celles des groupements politiques.


La CFTC entend garder son entière indépendance à l'égard de l'Etat, des gouvernements et des partis politiques, partis qui sont davantage fondés pour intervenir sur ce type de dossier.


Certains militants syndicaux sont actuellement sollicités pour participer localement à des rencontres sur l’identité nationale (« qu’est-ce qu’être Français ? »). Tout militant ou adhérent souhaitant y prendre part ne le fera donc qu’à titre personnel, sans se prévaloir de son appartenance syndicale.


Jacques Voisin, Président Confédéral

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